Montier-en-Der

Un patrimoine riche et diversifié

L'histoire de Montier-en-Der commence en 672 avec l'arrivée sur le territoire, du moine Berchaire, venu d'Hautvillers. Il fonde dans la forêt du Der une abbaye. Le monastère va se développer du VIIème au IXème siècles. L'abbé Adson va entreprendre la reconstruction de l'église au Xème siècle, elle sera alors consacrée en 998 sous le vocable de St Pierre et St Paul. L'abbaye va rythmer la vie de la commune pendant plus de 10 siècles.

A la Révolution française (en 1789), l'Abbaye devient un bien national et est rachetée par la commune. En 1806, Napoléon signe un décret impérial de dépôt d'étalons à Montier-en-Der. Les chevaux sont alors installés dans l'abbaye mais les bâtiments ne sont pas adaptés. Commence alors la modification des bâtiments tels qu'on les connait aujourd'hui.

Le Haras a eu une influence régionale sur toute la Champagne Ardenne, faisant de la commune avec son hippodrome une cité du cheval. 
L'architecture de la commune était en pan de bois mais un bombardement en juin 1940 va venir modifier cette architecture. L'année 1982 marque la fin de la reconstruction de la ville par l'inauguration du clocher. La commune reçoit également, cette année-là, la croix de guerre. 

De plus, Montier-en-Der est une vitrine du savoir-faire des fonderies d'art créées par Durenne à Sommevoire. 

Des îlots de verdure rendent le bourg agréable : le square Adson sur le parvis de l'Abbatiale, le jardin Linet où on trouve le monument du Commandant Linet ainsi que des statues en fonte et des jeux pour enfants. On trouve également la cour d'honneur du Haras où un séquoia géant vous attend ou encore la propriété (privée) Japiot avec ses jardins dont le jardin à la française visible de la route. Sans oublier l'hippodrome où des courses hippiques se déroulent de juillet à septembre.

Le patrimoine est très présent avec la Halle au blé, le palais scolaire, la statue de la Marianne, la statue Jeanne d'Arc, les maisons à pan de bois...

Eglise Abbatiale

L'abbatiale de Montier-en-Der, appelée abbatiale Saint-Rémi, est un bel édifice de 70m de longueur. C'est un des monuments majeurs de l'architecture religieuse champenoise avec sa nef du premier âge roman et son chœur gothique à quatre niveaux. Elle comporte aussi une chapelle dédiée à Saint Berchaire qui date du XIVème siècle, un clocher et le chevet : l'une des oeuvres les plus belles du XIIIème siècle. A l'intérieur, on peut également admirer le choeur de l'abbatiale avec un arc triomphal, des statues, des sculptures, le déambulatoire qui conduit vers 5 chapelles ou encore la sacristie et de magnifiques vitraux. 

L'église abbatiale a été créé en 992 par Adson, sa construction fut terminée par Berenger. Elle a été consacrée en décembre 998 sous le vocable de Saint-Pierre et Saint-Paul. Au milieu du XIVème siècle, pendant la guerre, l'abbaye a été dévastée. Elle a été restaurée à partie de 1499 par François de Dinteville, 1er abbé. A la Révolution Française, l'abbatiale devient bien national. La commune la rachète pour remplacer l'église saint-Rémi : elle devient donc l'église paroissiale. Les bâtiments de l'abbaye ont été rasés en 1860 pour construire le Haras à la place. Il reste aujourd'hui uniquement l'église abbatiale Saint-Rémi. 

Elle se situe en plein centre de Montier-en-Der.



VISITER L'ABBATIALE

  • Libre toute l'année
    • 15 avril au 30 septembre : 9h à 18h30
    • 1er octobre au 14 avril : 9h à 16h
    • Visite commentée de l'abbatiale et du Haras proposée par l'office du Tourisme sur demande ou durant la période estivale (Tarif de base - Adulte : 5 euros, tarif enfant : 2 euros, gratuit pour les enfants de -12 ans)

 Plus d'information sur les visites sur le site du lac du der.

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Square Adson

Le square Adson se situe devant l'abbatiale de Montier-en-Der. C'est un beau square avec ses arbres, fleurs et buissons. On peut y voir le monument aux morts de la Ville ainsi qu'une fontaine en forme de coquillage crée par la GHM Sommevoire.

On doit l'église à Adson qui a entreprit sa création en 992. 

  • Accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Haras national

Créé en 1806 par un décret impérial de Napoléon, le Haras National de Montier-en-Der avait une influence sur toute la Champagne Ardenne. Le Haras était consacré à l’amélioration des races chevalines et de l’élevage équin pour l’armée Française. Il était le berceau de la race Ardennaise.

Occupé par l’instruit français de cheval et de l’équitation jusqu’en 2017, aujourd’hui le haras est une propriété communale.  Cette dernière reconvertit le Haras en un pôle touristique important pour le territoire.

L’ancienne conciergerie est transformée en bureau d’information touristique et la maison des officiers en gîte et accueille les bureaux de l'Association du Festival de la Photo Animalière et de Nature. Des salles sont également disponibles à la location pour divers événements. Les anciens bâtiments équestres ont été reconvertis en écuries de propriétaires, proposant dressage et vente de chevaux.
Un projet important viendra compléter l’offre touristique avec l’implantation d’un hôtel dans les bâtiments de la cour de travail courant 2022.

Dans la cour d'honneur du Haras, nous pouvons admirer un séquoia géant classé arbre remarquable. Ce séquoia a été planté en 1870 et fait aujourd'hui 38 m de hauteur.


VISITER LE HARAS

  • Visite libre et gratuite de 8h30 à 17h30 du lundi au dimanche. Fermé les jours fériés. 

  • Visite commentée de l'abbatiale et du Haras proposé par l'office du Tourisme sur demande ou durant la période estivale (Tarif de base - Adulte : 5 euros, tarif enfant : 2 euros, gratuit pour les enfants de -12 ans)

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Propriété Japiot

La propriété Japiot (domaine privé) est un ensemble de jardins à la Française et à la l’Anglaise. Le jardin appartient à la famille Japiot, le jardin à la Française est visible depuis la rue de l’Isle. Il est inscrit dans le la liste des monuments historiques. 

A l'origine, tout le jardin Japiot était "à la française", avec des parterres sur la rue prolongée par des berceaux de charmilles et un massif. Le parc a été recomposé avec des jardins à l'anglaise de façon à former un parcours d'allées, de buissons et de bosquets. Le jardin aménagé en bordure de la Voire comprend trois parties : un jardin à la française, un jardin pittoresque et un ancien potager. Chacun des jardins est entretenu par une personne différente selon leurs savoir-faire. Ces personnes se montrent attentives à préserver l'esthétique formée par l'ensemble des quatre jardins et l'harmonie créée par les choix floraux de la ville de Montier-en-Der.

On y trouve des arbres : 2 Marronniers blancs, 2 Platanes hybrides, une cépée de ptérocarya, des arbres fruitiers : abricotier, mirabellier, néflier, noisetier, noyer, pêcher, poirier, pommier, prunier, quetschier, ... On peut également y voir des arbustes : arbre aux papillons, buis commun, cognassier du Japon, corète du Japon, cornouiller mâle, cotonéaster, deutzia, forsythia, fusain d'Europe, lilas commun, mahonia commun, noisetier commun, primevère, seringat, symphorine, thuya commun, troène d'Europe, ... des plantes vivaces: bambou, clématite, hosta, hortensia, lavatère, rosier, ... ou encore des fleurs annuelles comme des phloxs, violettes, ...

Pour plus d'information, vous pouvez visiter le site des Parcs et Jardins de France où le jardin est référencé.

Palais scolaire/statue Marianne

Le palais scolaire est implanté à l'emplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Rémi. Il a était construit en 1870 dans le style architectural des Haras. Aujourd'hui encore, le palais a gardé son rôle premier d'école élémentaire.

  • On peut voir le palais scolaire de la rue Auguste Lebon. 
Devant l'école, on peut voir la statue de la Marianne créé en 1908. La statue est chargée en symboles républicains, elle brandit à la fois les droits de l'homme et la foudre. "Ce qui convient d'appliquer sinon gare !". Elle a aussi un symbole de république romaine antique car elle s'appuie sur un faisceau de licteur (objet, de nature symbolique, porté par les licteurs regroupant des instruments de punition/de contraites).
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Maisons en pan de bois

A Montier-en-Der, toutes les maisons étaient composées d'une architecture en pan de bois car le territoire est un territoire de forêt et de terre végétale (couche d'argile de 80m d'épaisseur). 

Malheureusement le bombardement de juin 1940 a détruit une grande partie de Montier-en-Der emportant par un incendie la plupart de nombreuses maisons en pan de bois. Certaines maisons ayant résité au bombardement, sont visibles place de la courterie, en face de l'abbatiale : la maison Colin et rue des Ponts.

Halle au blé

Les anciennes halles en bois ont abrité pendant 2 siècles (XVIIème - XIXème siècles) le marché de la commune, place de l'Hôtel de Ville. Elles ont été détruites au XIXème siècle. En 1847 est conduit une reconstruction compléte d'un Hôtel de Ville abritant la Halle au blé, la Mairie et la justice de paix. 

La Halle au Blé, a été construite de 1849 à 1851 par l'architecte Couvreux de Wassy. A l'intérieur, nous trouvons 16 colonnes en fonte qui ont été coulées à la fonderie de Sommevoire en 1850.

Complètement restaurée par l'architecte Jean-André Martin, de 1999 à 2003, la Halle au Blé accueille depuis janvier 2004 l'Ecole de Musique, la Médiathèque et un auditorium. On y trouve la Mairie de La Porte du Der également. Si besoin, il y a des toillettes publiques à l'intérieur. 

  • La halle au blé est ouverte durant les ouvertures de la Mairie. 
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Hippodrome de la Crouée

Créé en 1849, l'hippodrome de la Crouée de Montier-en-Der est un des hippodromes les plus anciens de France et un des plus vastes de la région Grand Est . Il a été rénové et agrémenté pour devenir aujourd'hui un hippodrome réputé avec de belles infrastructures. Il a également un parking et un point restauration.
L'hippodrome contient des pistes de trot et de plat.

Il reçoit chaque année une étape du Trophée Vert (c'est une compétition de trot attelé française) et accueille environ 1200 personnes à chaque journée de course.
  • Ouvert entre juin et septembre, il offre quelques journées exceptionnelles de courses dans les 3 disciplines : trot, plat et obstacles. 

Il se situe 4 Rue du Champ de Courses.

Jardin Linet

Le jardin Linet est un jardin public destiné à la promenade en famille. Il dispose d'un espace de jeux pour enfants. 

Il dispose également d'une fontaine en fonte et de 4 statues qui répresentent les 4 saisons (printemps, été, automne, hiver). On peut également voir le monument aux morts de 1870 dit monument Linet.

  • Accessible tous les jours 24h/24
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Histoires locales

1) Napoléon à Montier-en-Der

A Montier-en-Der, dans la maison Japiot, le 28 janvier 1814, Napoléon est venu passer la nuit chez son ami le général Rémy Vincent. C'était à la veille de sa bataille à Brienne le Château. 


2) Juin 1940, une année destructrice

Montier-en-Der a connu un bombardement terrestre dans la nuit du 14 au 15 juin 1940 conduit par les troupes allemandes. Ces dernières, installées au croisement de la route de Droyes ont bombardé la commune d’obus explosifs et incendiaires, en visant le clocher de l’église abbatiale. Les ¾ de Montier-en-Der ont été détruits. Les maisons étant en pan de bois, l’incendie s’est propagé rapidement.
Les habitants ont vécu dans des baraquements de fortune dont le premier inauguré était une boulangerie (inaugurée le 30 septembre 1940). Il existait 3 types de baraquements :
  • Baraquements individuels : destiner aux familles seules (baraquement en bois avec un soubassement construit en briques rouges).
  • Baraquements destinés aux commerçants quelques soit leur activité
  • Baraquements collectifs : 6 ou 8 foyers
Le dimanche 6 octobre 1940, le ligne de chemin de fer a repris sa fonction, desservant les gares de Montier-en-Der à Joinville. La reconstruction de la commune a débuté en 1949, par l’architecte Stoskopf. Elle se terminera par la reconstruction totale du clocher en 1982. Une inauguration sera alors organisée et la ville acceptera la remise de la décoration militaire attribuée en 1949 : la Croix de guerre avec l’étoile d’argent. Elle l’acceptera que 33 ans après car le maire de l’époque, M. Percheron avait déclaré « Montier-en-Der recevra la croix de guerre quand toute la commune sera reconstruite y compris l’abbatiale ».